Sean Paul à Liège.

Sean Paul à Liège.

Non, les Ardentes ne se sont pas moquées de nous !

Applaudir l'énorme Nicki Minaj au milieu de Coronmeuse il y a deux ans était déjà surréaliste, cette année elles ont encore frappé fort en déroulant le tapis vert et jaune à la star jamaïcaine Sean Paul.

L'homme est apparu détressé, (sans tresses) moulé dans un body à imprimés animal sauvage et a calmé la foule en lui donnant ce qu'elle réclamait avidement: de la grosse ambiance.
Acclamations, jumps, sueurs, iphones qui volent, selfies en pagaille; la jungle liégeoise s'en est donnée à coeur joie.
Les mots s'enraillent, s'enchaînent, roulent, entre«Baby girl», «Gimme the night», et «Tempearture» le ragga man le plus u.s.a qu'on connaisse jongle sans répit ni trémolos.
Le public, déjà en transe lève les bras.
On est surpris de connaître tous ses tubes, l'explication est limpide: chaque fois que Sean Paul sort un morceau; c'est un tube.
L'incontournable «Get busy» se fait accueillir avec éclat comme la pluie dans le désert, le public se défoule et donne tout ce qu'il a dans le ventre.
Le célèbre featuring «Baby boy» démarre et le chanteur est rejoint par un comparse rappeur dont l'identité à été floutée par les exclamations enthousiastes.
«C'est Stromae» s'exclame une amie.
Si on est restées sceptiques quant à Stromae, en revanche il ya une chose dont on est sûres; ce n'était pas Beyoncé.
«Say you love your mamaaaaaaaaa»! Ordonne leMc de sa voix gutturale, avant de sortir de ses entrailles un:
«Mama I Love You»... Respect.
Une heure trente de show s'écoule et les déhanchés des festivaliers toujours bouillonnants semblent se faire plus fatigués que ceux des deux danseuses muy caliente en justaucorps qui swinguent au flow du gourou.
Bien loin de juste jouer les plantes tropicales, elles étaient les allumettes qui ont embrasé l'Open Air, oscillant entre ragga dance hall et chorégraphies très physiques, leur prestations relevait plus de la performance que de la potiche.
Si le sexisme sera survolé, on ne l'évitera pas tout à fait;
On sera tout de même gratifiés de quelques twerks explicites...
Néanmoins, on ne s'attardera pas là dessus et on lira cet état de fait comme les épices d'un vrai show à l'américaine, comme le liégeois en voit rarement.
Reste l'ingrédient principal:la musique.
Souvent accusé de la vulgariser et plus particulièrement de travestir la musique jamaïcaine au profit de la recherche de blockbusters commerciaux ou de la «mélodie qui fait buzz» on peut tout de même reconnaître que les gargarisations de micro de Sean Paul ravissent et rassemblent les foules toutes catégories et générations confondues.
Sean Paul en vareuse Standard (et Liège dans la poche).
On ne rit toujours pas, cette vareuse flamboyante est un cadeau que lui a remis de ses mains Benjamin Nicaise, le nouveau maneger des Rouches avant sa montée en scène.

C'est sur cette image surréaliste que se clôturera ce live généreux, dont seulement la moitié se remettra et ira claudiquer jusqu'à la Wallifornia Beach s'achever au son de Salut C'est cool.

L'autre reprendra le quatre, aphone et souriante.

 

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